J’ai eu le plaisir de participer aujourd’hui à la journée PraTIC sur le thème Spatialité et Temporalité du Web, organisée par l’Atelier de Vidéomatique du Laboratoire Paragraphe (UP8), en partenariat avec l’école des Gobelins.
Le thème de mon intervention était : Visualisation interactive de données, nouveaux outils et nouvelles mécaniques cognitives pour comprendre le web.
Ma présentation interroge les différentes façons de visualiser le web en tant que paysage informationnel. Elle s’appuie sur le constat de Jonathan Stray : nous n’avons pas de carte des contenus sur le web. Ce qui nous pose un irrémédiable problème d’appréhension de la complexité du monde.
I have met people who have never seen a world map. I once had a conversation with herders in the south Sahara who asked me if Canada was in Europe. As we talked I realized that the patriarch of the settlement couldn’t name more than half a dozen countries, and had no idea how long it might take to get to any of the ones he did know. He simply had no notion of how big the planet was. And to him, the world really is small: he lives in the desert, occasionally catches a ride to town for supplies, and will never leave the country in which he was born. Online, we are all that man. Even the most global and sophisticated among us does not know the true scope of our informational world.
Les moteurs recherche de Google (ou autres) nous permettent de chercher et d’accéder aux contenus. Ils les représentent sous forme de classement. En revanche, ils ne nous offrent aucune représentation globale de l’ensemble des parcours informationnels à notre disposition. Ce qu’appelle de ses voeux ce journaliste-informaticien n’est rien de moins que la carte de toutes les pages indexées par Google, mise à jour en temps réel, et automatiquement archivée à chaque nouvelle version. Un improbable défi tant technique (du moins si on reste à des niveaux de coûts soutenables) que cognitif (et je reviendrai sur cette question dans un futur billet).
Néanmoins, s’il n’existe pas de carte globale de l’information sur le web, il existe de nombreuses visualisations du web, et de ses ressources.
Pour le besoin de mon petit exposé j’ai esquissé une typologie des cartographies et visualisations du web, et me suis amusée à la représenter sous la forme… d’une carte. D’une carte de métro en l’occurence, suivant l’exemple de l’agence japonaise Information Architects.
Typologies des visualisations du Web (pdf avec liens clicables)
Plutôt qu’une classification par type ou outil de visualisation, je me suis intéressée :
1. à la nature des ressources liées entre elle pour constituer la visualisation. Je distingue ainsi :
- des visualisations de pages reliées entre elles (vert)
- des visualisations d’utilisateurs reliés entre eux (bleu)
- des visualisations de données reliées entre elles (violet)
2. à la focale temporelle. Je distingue ainsi :
- Des représentations à un instant « t » du web (symbole appareil photo)
- Des interface d’archivage et de navigation temporelle (symbole calendrier)
3. au point de vue. Je distingue ainsi :
- Un point de vue global (premier cercle)
- Un point de vue centré sur l’utilisateur (deuxième cercle)
- Des dynamiques de re-territorialisation, d’ancrage des phénomènes web dans notre géographie physique (triangle)
Ci dessous la version Prezi de la carte :
Et de la première partie de mon exposé, dédiée à la présentation de notre paysage informationnel et de la dataviz comme outil :







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